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Goodbye Gandhi

Goodbye Gandhi

Mélanie Talcott

Exit le Taj Mahal, le nirvana et autres foutaises pour touristes en mal d’imagination. C’est à une plongée plein pot dans la crudité de l’Inde à laquelle nous convie Mélanie Talcott. Sous couvert de l’enquête policière déclenchée par le meurtre d’une grande figure de l’humanitaire, l'auteur nous immerge dans une Inde moderne et moins attrayante que l'image classique que l'on en a : celle de la corruption ordinaire, de la violence, des meurtres, de la prostitution, de l’humanitaire travesti en tourisme sexuel. Un livre sans complaisance, mais d’une tendresse caustique et un excellent thriller.

..."Vijay Ramalingam avait tellement vu de corps de suicidés, des femmes surtout qui se donnaient la mort en se pendant à un ventilateur, qu’il eut l’immédiate certitude qu’elle s’était pendue avec un foulard ou un linge quelconque, avant que l’évidence ne chasse la logique des apparences. Quelqu’un avait pris la peine non seulement de déposer son corps sur un linceul de fleurs, mais aussi de répandre autour quelques pièces de monnaie et du riz safrané. Quelqu’un qui avait assisté ou organisé ce suicide et qui connaissait les rudiments des rites funéraires indiens et s’était efforcé de respecter, du moins à sa manière, la défunte dont le visage exprimait étrangement plus la sérénité que la peur. Il soupira, se demanda pourquoi cela ne l’étonnait jamais que bien des personnes que l’on qualifiait avec une vénération non dénuée d’envie d’extraordinaires, finissent un jour ou l’autre par se retrouver dans une poubelle, sortit son mobile indien BSNL et appela son supérieur, Ravi Kumar."

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Éditeur : L'Ombre du Regard (autoédtion) Langue : français
Genre : Littérature Sortie : 17 avril 2015
Sous-genre : Roman

Ils en parlent sur le web

Goodbye Gandhi a reçu le prix 2016 du polar auto-édité. Quand Laure Lapègue, fondatrice de Booknseries et auteur de plusieurs roman nous a proposé de lire ce roman, j'ai immédiatement accepté. Un po... Lire la suite
1 year ago
"Une femme, le corps en partie dissimulé sous des pétales de roses rouges, reposait sur un lit d'immortelles jaune-orangé. Vivante ? Morte ? La masse des curieux, des hommes surtout, érigeait un rempa... Lire la suite
2 years ago
J'ai été très touchée et émue par la découverte de l'Inde que Mélanie Talcott nous propose. On sent qu'elle connait bien son sujet, il y a beaucoup de justesses dans ses propos. J'ai tellement été su... Lire la suite
2 years ago

Revue de presse

Goodbye Gandhi par Dominique Lebel

Le blog de Dominique - 20/06/2016

Mélanie Talcott a une écriture à la fois classique et violente, qui m’a rappelé les romans de Malraux. Il y a quelque chose de très noble dans... Plus d'information

L’Inde, les livres & moi

Anne Circé - 21/05/2016

Si vous n’avez pas lu ce livre, vous avez raté votre vie. J’ai pris une claque avec ce roman ! Plus d'information

Tous les articles de la revue de presse

Avis des lecteurs -

Sans censure, livrés dans leur jus, qu'ils soient sympas ou non (j'élimine d'office les injurieux)

9 juillet 2015 Simon - Livrophage "- Livrophage" (Bruxelles) - (Amazon)

Ce commentaire fait référence à cette édition : Goodbye Gandhi (Broché)

D’habitude je ne suis pas très romans policiers, je dois avouer que ce n’est pas mon fort. Pourtant, Goodbye Gandhi a réussi à me séduire, me faisant découvrir une facette de l’Inde que je ne connaissais pas, mais tellement plus réaliste que l’image que l’on s’en fait. L’on découvre « la plus grande démocratie du monde » sous des atours peu reluisants, en plongeant profondément dans la corruption, la prostitution, mais aussi et surtout le commerce d’enfants sur lequel tant ferment les yeux. L’histoire se découpe en deux volets, l’un présent, le temps de l’enquête, l’un les instants avant le meurtre, venant expliquer l’acte et son déroulement mystique. Elle entraine, tourbillonne et vous fait oublier toutes vos idées préconçues sur ce continent si étrange.

Le style de Mélanie Talcott est vraiment splendide, imagé, chaque phrase décrit une situation avec précision, et vous plonge au creux du récit, dans cette Inde du dessous. Les chapitres se succèdent à toute vitesse, assez courts, permettant au récit de respirer et de prendre toute son ampleur sans lasser. Quelques moments peuvent sembler un peu long, mais c’est pour mieux ramener ensuite à de véritables scènes vivantes de la ville et de ses bruits, de ses intrigues et de ses mystères. Une auteur à découvrir rapidement !

good morning Gandhi!, 2 juillet 2015

cathy (Amazon) -  Ce commentaire fait référence à cette édition : Goodbye Gandhi (Broché)

Je ne suis pas chroniqueuse et n'ai aucun talent pour écrire, mais pour ceux et celles qui n'ont pas lu" les microbes de Dieu" ou "alzheimer" il sera toujours temps de vous rattrapper... plus tard. Goodbye Gandhi est un roman qui vous prend et vous emmène loin de chez vous , et qui vous fait prendre conscience qu'ailleurs cela peut-être pire, bien pire.l'Inde comme on ne se l'imagine pas, oh! non...Merci à Mélanie Talcott de nous montrer l'envers du décor. j'imagine bien ce roman adapté au cinéma...A lire absolument.

Un 8° commentaire sur Amazon... et un merci caniculaire. Dehors, les cigales s'en donnent à coeur joie !

30 juin 2015 - valpier - Ce commentaire fait référence à cette édition : Goodbye Gandhi (Broché) -

Découverte d'une véritable écrivaine !

Récit passionnant qui "accroche" dès les premières pages...d'autant plus prenant, agréable et facile à lire par son écriture fluide et soignée et un style propre à l'auteure qui devrait vite trouver place dans le monde littéraire.

 

04/06/2015 - Marie Fontaine, écrivain et chroniqueuse,  ( sous le pseudo de Plume d'encre) sur Amazon.fr, sous le titre Dans l'enfer du décor...

Dès le début, on comprend que l'on a affaire à un thriller atypique, à commencer par le cadre inhabituel dans lequel il se déroule, le territoire de Pondichéry, en Inde. On est bien loin de tous les clichés dont on abreuve copieusement les étrangers à ce pays. Ici, le lecteur est en prise directe avec sa réalité brute ; ça passe, entre autres, par une narration qui opte pour la crudité, sans pour autant renoncer à la poésie. Quelques préjugés à la vie dure sont vite balayés, pour laisser la place à une autre vision, sordide, corrompue... qui sent le vécu. On s'y croirait vraiment, on hume toute la gamme des odeurs de Pondichéry, celles de la vie aussi bien que celles de la mort, on voit ses couleurs, on touche les "matières" dont elle est faite... Les personnages sont formidablement bien incarnés, on a envie de les suivre, pour dénouer avec eux les fils du début de l'intrigue, vraiment prenant.La suite, c'est un tsunami de mots qui déferle, indomptable et impitoyable, emportant tout sur son passage. Nos convictions douillettes d'occidentaux n'y résistent pas, bousculées sans ménagement. Car l'intrigue de Goodbye Gandhi, au demeurant fort originale, est surtout prétexte à s'immiscer au coeur des facettes qui composent l'humain, qu'elles soient les plus noires ou les plus lumineuses. On passe ainsi d'une profonde frustration engendrée par notre impuissance face au monde tel qu'il est à une bouleversante bouffée d'espoir finale, quand une fragile lumière se fait dans le regard de huit bambins laissés pour compte d'une société malade de ses castes, quand par la grâce de quelques glaces tendrement savourées, partagées (formidable scène !), chacun de ces petits redevient en un instant ce que tout enfant devrait être : innocent, insouciant...On ressort de cette lecture envoûté, hanté par des vies et des visages hors du commun, on se voudrait rassuré par l'éloignement de ce vaste pays, on se voudrait, en tant qu'occidentaux, parfaitement étrangers à lui... Mais qu'on ne s'y trompe pas : avec un peu de courage et de lucidité, on s'y verra comme dans un miroir.

Marie Fontaine - http://darklimelight.over-blog.com/

 

24 Mai 2015 - Nacera Chergui a écrit sur le journal deGoodbye Gandhi - Mélanie Talcott.- 21:02

Bonsoir Mélanie Talcott, je vous félicite pour votre livre et effectivement, comme vous l'avez si bien dit, vous écrivez bien.J'ai aimé le style simple et efficace. Mais je dois avouer qu'à plusieurs reprises j'ai failli arrêter ma lecture. L'Inde qui m'était contée jusque-là me laissait une palette de couleurs dans les yeux, milles senteurs dans les narines et les saveurs les plus suaves dans le palais, et c'est ce qui m'attirait dans la littérature Asiatique.Non pas que j'ignore la misère, le dénuement et la déchéance physique qui est propre aux pays surpeuplés et sous développés, mais c'est la première fois que je suis face à la laideur d'une telle pauvreté, à l'étalage de tant de vices. " ....leur détresse un véritable fonds spéculatif inépuisable....." ( même pour les responsables d'oeuvres caritatives! ), "....tout le monde est à vendre....). Même si à la fin les enfants ont droit à une sorte de miracle, le roman m'a laissé un goût d'amertume auquel je ne suis pas habituée. C'était là mon ressenti en tant qu'amatrice de lecture et sans avoir la prétention d'être une critique littéraire, loin s'en faut, je n'en ai ni la prétention et surtout pas les capacités. Cordialement, Nacera.

le 12 mai 2015 - Robert Dorazi sur Amazon 

Dans ce roman (qu’on pourrait aussi qualifier de « bi-roman ») Goodbye Gandhi, l’enquête policière est surtout un prétexte pour nous faire découvrir les coutumes, les défis et les étrangetés de l’Inde, cet immense pays que nous, occidentaux, avons tant de mal à appréhender. Mais est-ce étonnant ? Un pays qui sera bientôt plus peuplé que la Chine, et qui représentera presque un quart de la population mondiale vers 2050 si on en croit les démographes. L’Inde et ses castes, ses intouchables, et surtout son Histoire. Dans ce roman, tout est épices, senteurs, tissus soyeux, danses folkloriques, mais aussi mendicité, corruption, viols, meurtres ou infanticides.

Le corps de Monique Duchemin, une ancienne hippie devenue la mère Thérésa de Pondichéri, est retrouvée dans la rue, couchée sur un lit de fleurs selon les rives funéraires en cours dans le pays. Pourtant il apparaît très vite que Monique Duchemin a été assassinée par pendaison. L’enquête est confiée à Vijay Ramalingam, un policier intègre par des supérieurs qui le sont beaucoup moins, et qui lui font comprendre que la conclusion devra être telle qu’elle ne fera aucun remous. Vijay a l’habitude de ces arrangements avec la vérité. La seule différence cette fois, c’est qu’il devra conduire l’enquête en compagnie de Léa, une Franco-Indienne avec un passé assez tourmenté aussi. Ni Vijay ni Léa ne ressortiront vraiment indemnes de cette enquête. Ce serait trop facile

Je dis que Goodbye Gandhi est un « bi-roman » car Mélanie Talcott, l’auteure, utilise un procédé narratif qui consiste à entremêler l’histoire de Léa au cours de l’enquête, et le dialogue interne de Monique Duchemin, la victime, pendant son calvaire, ainsi que ses efforts pour essayer d’échapper à son sort. Bien sûr on apprendra petit à petit pourquoi cette bande de jeunes enfants pareils à ceux que Duchemin était censée protéger et aider l’ont kidnappée. Mais Duchemin était-elle vraiment la mère Thérésa de Pondichéry ? Comment, alors qu’elle aurait dû faire vœu de pauvreté, s’était-elle retrouvée à la tête de cette fortune ?

Tout n’est pas rose dans ce roman, loin de là, et le dénouement bien different de ce à quoi on pourrait s'attendre, mais c’est justement ce qu’on demande à un roman ! 

 

Le 9 mai 2015 - Hubert-P LETIERS sur Monbestseller.com 

Entre 2004 à 2008, je vivais au Myanmar et commerçais de manière assez conséquente avec l’Inde. Au début, souvent dérouté par des « paradoxes démocratiques » plutôt déstabilisants, un diplomate français en poste à Rangoon m’avait offert l'excellent livre d’un diplomate et écrivain indien, Pavan K.Varma – « Le Défi Indien ». Aujourd’hui, je découvre « Goodbye Gandhi » écrit par une occidentale qui a dû composer au quotidien et durant plusieurs années avec toutes ces contradictions qui caractérisent les indiens dans leurs rapports au pouvoir, à la richesse, et à la spiritualité. Je trouve que Mélanie Talcott a tapé dans le mille. Son roman construit en mode polar est un ouvrage documenté et très fort. Son écriture au scalpel m’a embarqué dans une réalité sans concession. Une réalité telle que seul(e)s des expatrié(e)s réellement impliqué(e)s dans un système culturel aussi polymorphe peuvent retranscrire avec autant d’authenticité et d’épaisseur. Tout comme Pavan K. VARMA, mais avec une écriture très dynamique, Mélanie Talcott pulvérise un certain nombre de fantasmes « politiquement correct » sur l’Inde. C’est tout simplement passionnant et très bien écrit ! 

Amazon.fr

Le 5 mai 2015 - A. Blangier

Un portrait sans concession de l'Inde - Une enquête policière menée au milieu de la corruption et des magouilles. Aidé de Léa, jeune femme aux origines franco-indiennes, l'inspecteur Vijay Ramalingam, qui semble être l'un des rares policiers honnête de Pondichéry, s'efforce de retrouver le coupable du meurtre d'une riche française connue pour ses opérations humanitaires mais qui cachait en fait de sombres secrets. Un portrait saisissant des bas fonds de l'Inde, ses castes, sa violence et son chaos. Une histoire dure, pessimiste, mais qui laisse de l'espoir au final, puisque les plus faibles ont enfin l'occasion d'obtenir justice. Une plongée dans un pays exploité de bien des manières, et une lecture qui fait réfléchir ! 

Sur Monbestseller.com 

Le 30 Avril - Jospeh

C’est d’évidence un témoignage avec un angle différent que vous donnez de ce pays continent, fabuleux. Dommage que vous n’ayez pas pu voir le Taj Mahal, dont la perception magique dépasse l’architecture, ou Jaipur, où l’on imagine les favorites se cachant derrière les moucharabiés pour assister aux spectacles de la rue, du Kerala qui est effectivement une Venise verte perdue dans des immensités de plaines, ou encore de Shrinagar, la Suisse en Inde, magique et majestueuse, mais ce que vous dites donne une autre coloration, beaucoup moins touristique… plus personnelle, très belle, très vraie. Une intrigue taillée pour tous les amoureux de cet envoutement.

le 4 Avril 2015 - M. Fontaine 

Un début de thriller atypique, par le cadre inhabituel dans lequel il se déroule, le territoire de Pondichéry, en Inde. On est bien loin de tous les clichés dont on abreuve copieusement les étrangers à ce pays. Ici, le lecteur est en prise directe avec sa réalité brute ; ça passe, entre autres, par une narration qui opte pour la crudité, sans pour autant renoncer à la poésie. Quelques préjugés à la vie dure sont vite balayés, pour laisser la place à une autre vision, sordide, corrompue... qui sent le vécu. On s'y croirait vraiment, on hume toute la gamme des odeurs de Pondichéry, celles de la vie aussi bien que celles de la mort, on voit ses couleurs, on touche les "matières" dont elle est faite... Les personnages sont formidablement bien incarnés, on a envie de les suivre, pour dénouer avec eux les fils de ce début d'intrigue, vraiment prenant.

Sur Amazon

Une enquête au cœur d'une autre Inde, 25 avril 2015

Val Kilmer (France)

"Goodbye Gandhi" est un voyage, de ceux qui prennent aux tripes, au cœur d'une autre Inde, celle qui affole les sens... dans tous les sens. Un voyage vers l'envers du décor de "la plus grande démocratie du monde", l'envers des âmes, l'envers du colonialisme. L'intrigue policière sert de prétexte à une plongée vers la richesse et la démesure de ce pays.si paradoxal. Une tare de l'âme des hommes, universelle d'ignominie, en est le socle. On y croise Bollywood, l'humanitaire, un vieux Pape, les effets pervers du tsunami de 2004, Monsieur Loyal, et les démons de protagonistes hauts en couleurs. Inde, si riche-soit-elle, l'est moins que le vocabulaire utilisé par Mélanie Talcott pour nous la décrire. Pour notre bonheur, elle se contredit lorsqu'elle résume ainsi tous ces contrastes, placées dans la bouche d'une femme qui finira par en mourir : "L'Inde ? On y reste un mois, on écrit un bouquin. Un an, on n'écrit plus que quelques articles. Au-delà, on n'écrit plus rien. On s'y noie." Chaque livre est un voyage. Merci à ceux qui nous emmènent plus loin que les autres !

Amazon.fr 

Klotti Daniele

Dans ce livre, L'auteure de retour d'Inde, raconte un meurtre dans un pays corrompu. En lisant les premières lignes : "Je vais crever. Pas cool comme perspective. Dix heures que je résiste, les pouces liés dans le dos, les pieds cassés sur la pointe comme ceux d'une geisha....Je suis une garce, une sacrée vieille salope."Je n'ai plus envie de m'arrêter. J'ai découvert a travers les livres de Mélanie Talcott le plaisir de voyager à travers les livres. Elle écrit avec des mots crus vrais, prenants, et avec courage. FELICITATIONS .

Je recommande cette lecture aux personnes qui aiment déjà lire et à tous ce qui ne connaissent pas encore ce plaisir.

Romain Ridel.

Gandhi, l'Inde, le taj Mahal, le paradis sur terre !! Et justement en parlant de terre on n'y redescends vite fait, nos rêveries s'estompe ,on n'est face à une réalitée méconnu, sale, cru ,ça nous prends à la gorges ,nous remues les tripes !

Ce thriller nous cultive , nous nourrit, car il y a pas un personnage mais des personnages, il n'y a pas une histoire mais des histoires (John l'américain, Léa, Ravi, Prakash , Mani, Leena, Vasantha Praveena... ,Dilip le marchand de thé, personnages touchant, exceptionnellement grave ,bavard mais d'une grande pudeur .

Les personnages ont tous une profondeur, leurs description est cousu main et il résonne en nous .

Vijay, l'inspecteur, est d'une droiture qui fait tant défaut à son pays gangrené par la corruption. Un personnage charismatique .

L'écriture et le style de l'auteur font merveille, vif, cru, allant chercher à l'os mais tout en gardant une grande fluidité ,et une grande poésie, des passages vraiment magnifique sur la saleté , devenant un personnage métaphorique !

La construction est plaisante, ces retour dans le passé avec Monique Duchemin et ses enfants kidnappeur ainsi que le présent avec l'enquête de police. C'est terriblement bien ficelé, ça nous tiens en haleine jusqu'au bout!

La critique des occidentaux et de leurs pseudo humanisme égoïste et formidablement décrites et analyser, Amma Amrita en est l'incarnation, abandonnant mari et enfants pour aller jouer la mère Theresa.

Goodbye Gandhi,c'est aussi un au revoir à l'humanisme de cette homme, à sa philosophie, à sa légende ,ses idéaux ce sont envolé, laissant place à la cruauté des hommes à leurs rapports obsessionnel avec l'argent, le sexe!

Un livre d'une grande puissance, profondément humain, qui nous renvoie à nos erreurs, qui nous fait réfléchir...on ce posent mille questions, que ce soit pendant ou après la lecture .

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Biographie

Mélanie Talcott

Je voudrais avoir mille vies en une, faire le tour du monde et aussi que le monde fasse le tour de moi. Tous les deux, on a tout de même fait un compromis. Un bout de chemin ensemble sur trois continents. Bref, des rencontres, des hommes, des femmes, des enfants, des pays, des rires, des larmes et beaucoup de livres… Ceux que j’ai lus, nombreux, ceux que j’ai écrits (ceux en français et pour les plus récents) : Les Microbes de Dieu et Alzheimer… Même toi, on t’oubliera, Ami de l'autre rive et....

L'échographie traditionnelle tamoule ou le Valaika

La cérémonie du Valaikappu a lieu au septième mois de la première grossesse à un jour propice (les plus propices étant le lundi, mercredi, jeudi et vendredi), fixé par un astrologue, soit avant le lever du soleil, soit de préférence après son coucher si la nuit est claire.

Ses rites sont précis et multiples. La future mère, par exemple, casse une noix de coco. La manière dont le fruit s’ouvre, permet de prédire si l’accouchement va être facile ou non. Ensuite, des femmes qui doivent non seulement être mariées mais aussi mère, tournent autour des futurs parents avec l’alam (un vase contenant un mélange de safran, de piment et fleurs de jasmins) et avec l’omam ou feu sacrificiel (en général de la résine d’encens et un morceau de charbon déposés sur un plateau). Elles déposent sur leur front, leurs paupières et leurs mains une poudre à base de curcuma. Ensuite, chaque femme glisse autour de chaque poignet de la future mère un bracelet, en échange de quoi cette dernière, à son tour, leur en offre deux. Ces bracelets sont censés la protéger contre les esprits diaboliques et symbolise également l’âme d’un bébé qui a parcouru le cycle de la roue de la vie et de la mort. Leur tintinnabulement a également un effet apaisant sur le fœtus. Ils s’enlèveront ou seront cassés au moment de l’accouchement.

Vient ensuite un moment crucial, celui de l’échographie tamoule traditionnelle que seules, des femmes mariées peuvent accomplir. Une feuille de banane couvre le dos incliné de la future mère dont les mains reposent sur un vase sacré contenant de l’eau bénie. L’une après l’autre, chaque femme fait couler du lait de coco  le long de la nervure centrale. Si le lait coule en ligne droite du haut jusqu’en bas de la feuille, ce sera un garçon, si non une fille. Inutile de préciser que quelle que soit la trajectoire du lait de coco, c’est toujours le garçon qui gagne.

 

*cf photos dans Galerie

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